Day 3
Kilimanjaro 2 : de l'auberge de Machame à l'auberge de Shira
Brouillard matinal et enfin, l'ouverture avec une vue imprenable sur notre montagne.
De la forêt aux landes.
Environnement : Marais
De Machame Camp à Shira Camp
C'est le jour où l'on quitte les dernières zones de forêt tropicale, juste au-dessus du Machame Camp, pour entrer dans la zone alpine. En traversant une petite vallée, on grimpe le long d'une pente rocheuse escarpée recouverte de myrtilles, jusqu'à son extrémité. De là, on découvre, vers l'est, la région de Breccia Occidentale avec ses magnifiques glaciers. Lorsque le ciel est dégagé, on distingue le mont Meru, le Kibo et même les villages situés bien plus bas. Le sentier se dirige ensuite vers l'ouest, traverse une gorge fluviale et atteint le Shira Camp, à 3 840 mètres d'altitude. Dans ce camp exposé, la nuit est encore plus froide que la précédente, et la température descend souvent en dessous de zéro.
En direction du Shira Camp, au milieu de brouillard et de lande.
La nuit est calme.; nous sommes réveillés à 6h30 avec le café dans la tente, puis quinze minutes plus tard, deux bassins arrivent pour se laver, ensuite nous prenons le petit-déjeuner et nous sommes prêts à partir vers 8h. Le ciel est dégagé, mais après quelques minutes, nous sommes enveloppés par un brouillard frais, qui reste suffisamment ouvert pour que nous puissions admirer le paysage environnant. Jackson, le deuxième guide, monter avec nous vers le plateau de Shira, tandis que Joseph, le chef du groupe, supervise le démontage du camp et nous rejoint en chemin. La formation est rapidement établie, avec le guide à l'avant, et cela restera ainsi pendant les jours suivants, dans une ambiance cordiale. Le rythme, ni trop rapide, ni trop lent, mais constant et régulier, s'avère être la meilleure façon de ne pas nous fatiguer, d'éviter l'accumulation d'acide lactique et de faciliter une bonne digestion en marchant. Nous sommes maintenant hors de la forêt. l'ascension est plus difficile Par rapport à hier, mais tout est dans l'ordre habituel de nos excursions dominicales. On nous conseille de boire régulièrement et on suit cette recommandation avec rigueur. Le rythme est lent, on se relève mutuellement avec les autres groupes lors des pauses fréquentes, et l'ambiance reste détendue. Les porteurs des différents groupes ont déjà démonté leurs tentes et avancent rapidement vers le prochain campement, sous nos regards admiratifs. À un moment donné, nous sortons nos sacs de couchage car La brume se transforme en petites gouttes. une sorte de pluie très fine.

En montant retournons à admirer le ciel Nous sommes à une altitude de 3 600 mètres. Le soleil éclaire les magnifiques fleurs de la lande, notamment les genévriers et... d'autres fleurs blanches, et au loin, on aperçoit également la silhouette pyramidale du montagne Meru, avec ses 4 556 mètres, toujours immergé dans une mer de nuages. Mais c'est seulement le début, car peu après, en regardant vers la droite, on aperçoit la silhouette de la Notre montagne, qui se révèle pour la première fois comme un souhait sur le point de se réaliser, bien que face à des sacrifices. Après une courte descente, vers 13h, nous atteignons le Camp Shira, située sur un plateau agréable exposé au vent mais offrant de superbes vues. Nous trouvons notre tente déjà installée, et nous sommes invités à prendre le thé avant que le déjeuner n'arrive vers 14h. Outre le Meru, situé à l'ouest, qui sera un compagnon constant dans les jours suivants, on aperçoit la région du Shira Peak, un volcan éteint faisant partie du massif du Kilimangiaro, où commence également le sentier de Lemosho, que nous verrons rejoindre celui de Machame demain. Bien que nous ayons gravi cette pente vers la fin de notre périple, nous avons rencontré plusieurs personnes sur le sentier, mais nous n'avons plus eu l'occasion de les revoir, même si c'est difficile de se retrouver dans ces petites villes itinérantes qui sont les campements.Nous remarquons également que nous pouvons utiliser notre smartphone presque partout, même si ce n'est pas possible dans toutes les zones. De cette façon, nous restons connectés au monde et pouvons partager des informations quasi en direct sur notre voyage. L'après-midi, avec Joseph, nous faisons une promenade jusqu'à un vue imprenable sur la plaine, très venteux mais dans un endroit idéal pour une Une photo souvenir avec le Kili.. Il dénivelé sera de seulement 130 mètres, mais chaque occasion est une chance de profiter de cet entraînement. Ensuite, nous faisons une visite guidée du campement, qui s'avère être un endroit très vaste et animé, avec des tentes de toutes formes et tailles. Tout le monde semble être occupé : on entend cuisiner, discuter, chanter, et dans certains groupes, les porteurs se lancent dans des chants et des danses typiques du folklore local. Quelques instants de détente dans la tente, face au Kilimangaro, imposant et bienveillant au-dessus de nous. L'heure du dîner arrive, à une heure plus agréable que hier, et nous avons même le temps de lire. Pour l'occasion, j'ai emporté avec moi... Montagnes de toute une vie de Bonatti : quelle meilleures motivations pour affronter les prochains jours d'ascension ? Revoir ses ascensions sur le Dru procure une énergie positive et des encouragements à ne pas abandonner, tout en sachant qu'il n'y a rien de commun entre nous et lui, sinon la passion pour la montagne. Mais notre objectif est infiniment plus modeste que le sien. Le repos est bienvenu : on peut dire que les deux premiers jours constituent une bonne préparation pour la suite du trek, tout en étant conscients que les journées difficiles sont encore à venir. L'obscurité enveloppe l'Shira Camp, mais les rayons du soleil, désormais chauds et dorés, s'illuminent comme des phares sur la montagne, ce qui la rendait encore plus irrésistible. Après cette vue, on rentre dans le campement et il est inutile de se demander quelle a été la dernière pensée avant de s'endormir.









